Article n° 41

En ligne: 12 septembre 2013
Modifié le: 12 septembre 2013
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Android , Delphi , iPhone , MacOS

Septembre 2013

Par: Chris

Dernier CodeWayTour Embarcadero

Le nouveau Delphi XE5

Le développement Android.

Comme chaque années, la société Embarcadero a organisée un séminaire d’une journée à la Défense pour présenter les dernières nouveautés concernant Delphi. Cette année il s’agissait de Delphi XE5 qui intègre maintenant le développement en code natif pour mobiles et tablettes Android.

Delphi, qui à l’origine était un environnement de développement d’applications Windows est devenu au fur et à mesure de ses évolutions, multi-plateforme. La solution choisie étant de toujours générer des applications natives contrairement à d’autres solutions basées sur des machines virtuelles comme Java ou encore sur du HTML et des langages de scripts. Le choix du code natif permet une meilleur sécurité et une plus grande vitesse d’exécution des applications.

Nous pouvons donc maintenant, lors de la création d’un nouveau projet, soit développer une application pour Desktop, soit une application pour mobiles. Le choix d’un projet Desktop permet, au moment de la compilation, de choisir comme cible, Windows ou MacOS. L’autre choix étant un projet pour mobile qui permettra de choisir entre iOS ou Android pour la compilation.

Si l’appareil mobile cible est branché sur l’ordinateur de développement, l’application pourra être déployée automatiquement depuis l’environnement Delphi.

Configuration de développement

Pour ce qui est de la configuration requise, il faut au minimum un PC sous Windows 7 ou 8 puisque Delphi ne s’installe que sur cet OS quelque soit la cible de déploiement.

Vous pourrez générer des applications Windows 32 ou 64 bits. Vous pourrez également compiler des applications Android et les tester, soit sur une machine virtuelle fournie, soit en la déployant directement sur le smartphone ou la tablette connecté au port USB du PC.

Pour le développement pour MacOS et iOS, vous devrez posséder un ordinateur Apple en plus. Il ne s’agit pas là d’une limitation de Delphi mais d’une contrainte commerciale imposée par Apple. Vous aurez en fait le choix entre 2 solutions, soit un PC Windows relié par une connexion réseau au Mac ou alors, un Mac sur lequel on installe un Windows virtuel qui fera tourner Delphi (s’il est techniquement possible d’installer un MacOS virtuel sur une machine Windows, les licences Apples ne l’autorisent pas). Dans les 2 cas, la compilation depuis Delphi appellera les librairies Apple puis l’application se déploiera soit sur le Mac soit sur l’iPhone ou iPad connecté, selon le type d’application : Desktop ou mobile.

Et Linux !

Il ne manque plus que le développement Linux pour être complet. Une tentative avait été réalisée par Borland il y a quelques années avec Kylix, équivalent Linux de Delphi mais qui avait été abandonné après la seconde version. Ayant eu l’occasion de tester l’outils à l’époque, je pense que ce dernier manquait de maturité et que Borland avait eue du mal à définir une procédure d’installation compatible avec les différentes distributions Linux. Une compilation pour cible Linux ne semble pas d’actualité pour l’instant.

Autres nouveautés

Ce séminaire a été également l’occasion de présenter les derniers composants offrant la possibilité d’intégrer des fonctions disponibles à partir du cloud que se soit Amazone, MS-Azure, Google, Dropbox etc. On a pu voir par exemple, comment utiliser un agenda Google dans une application Delphi ou récupérer le cours de la bourse en temps réels dans une application financière.

Conclusion

Cette session nous a permis de constater encore une fois, que le rachat des outils de développement de Borland par Embarcadero fut plutôt une bonne chose en permettant à Delphi d’évoluer pour ne plus se contenter d’être un outil de développement purement Windows.

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